- 62920
- Conflits commémorés
-
- Type de monument
-
- Caractéristiques
-
-
- Matériaux
- sculpture : fonte de fer bronzée
- Prix
- 12 031,10 francs
- Souscription
- 5 000 francs
- Subvention de la commune
- 7 031,10 francs
- Commentaires
- Sur le nouveau monument seul le Poilu subsiste
-
LA COMMUNE DE CHOCQUES
À SES ENFANTS VICTIMES
DE LA GUERRE
1914-18
Capitaine DUPONT Henri
BONINI Henri
BENS Julien
BOUT Julien
BLONDEL Jules
CHAPPE Fidèle
CLERY Paul
CARON Paul
DERANSY Aristide
DIEVAL Jules
DIEVAL Aimé
DEGAND Charles
DUHEM Julien
DUPONT Paul
DELIERS Julien
DUMUR Jules
DUMUR Charles
DEFRANCE Louis
DUMUR Émile
DUMUR Julien
DELERIVE François
DELANNOY Charles
BONINI Espérance
BRULIN Clovis
DUHAMEL Jules
HANNOT Adolphe
LEGRAND Paul
WEPPE Lambert
BLONDEL René
GAILLARD Jules
-
Lieutenant POTTIEZ Léon
MAROUILLY Noël
MASSE Léon
SURET François
TAFFIN Victor
TRENEZ Louis
VASSEUR Arthur
RUMEAU Aristide
LEGRAND Émile
OBRY Jean-Baptiste
DUBUISSON Arthur
POCHET Lucien
DELANNOY Omer
DUBOIS Flavien
GALLET Acapite
GALLET Joseph
GALLET Maurice
GILLET Albert
HECHTER Augustin
LEGAY Louis
LAROCHE Charles
LECLERCQ Joseph
LEGAY Emmanuel
LEROY Henri
LEROUX Ernest
NICOLE Maurice
SURET Jules
SURET Louis
-
MONGIN Jean-Baptiste
MONGIN Georges
MAILLET Florimond
LOUCHART Gaston
MAILLET Marcel
HERLIN Élisée
NICOLE Louis
NICOLE Aimé
OBRY Félix
OBRY Charles
PONCHEL Ferdinand
PENIN Henri
PANTINGY Arthur
PRESSE Aristide
PONCHEL Jules
PENIN Louis
PETIT Maurice
POTTIEZ Arthur
ROSE Georges
RUMEAU Paul
SURET Henri
TAILLY Alfred
UBERQUOI Louis
VERDIN Paul
VASSEUR Philibert
LEGRAND Henri
DUPONT Henri
DUFOSSE Élie
NICOLE Louis
1939-45
Militaires
Sous-Lieutenant BLONDEL René
AUGER Marceau
DAUTRICHE Louis
DEKEYSER Maurice
DUPONT Gustave
GALLET André
GALLET Maurice
PENEZ Gaston
PONCHEL Jules
VANKAEZELE André
-
Civils
GIGOT Alfreda femme DUBUISSON
BLONDEL Paulette
DELANNOY Marie
DUBUISSON Francis
GRELIN Luce
LEROY Victor
CODRON Daniel
SIMMONS René
AFN-Algérie (54-62)
-
CAMUS Étienne Sculpteur
Partie : Monument (source document d'archives) -
LEROY Émile et MANTEZ Maurice Marbrier-Sculpteur
Partie : Monument (source document d'archives) -
LEROY & RAISON Entrepreneur
Partie : Monument (source document d'archives)
- Coordonnées : 50.5425, 2.573889
- Google Maps
- Apple Maps
- Localisation
-
- Chocques-2-O-1380
Historique du monument
Délibérations Conseil municipal
dimanche 5 décembre 1920
Constitution d'un comité chargé de l'érection d'un monument aux morts
Chocques-2-O-1380
Délibérations Conseil municipal
dimanche 6 février 1921
Autorisation de passer un traité de gré à gré avec Mosnieur LEROY MANTEZ marbrier à Béthune
Chocques-2-O-1380
Marché de gré à gré
samedi 12 février 1921
Messieurs E. LEORY & M. MANTEZ, marbriers à Béthune
9090 francs pour monument, entourages
restent à charge de la commune la maçonnerie des fondations et les lettres gravées
Chocques-2-O-1380
Délibérations Conseil municipal
dimanche 12 juin 1921
vote de la gratuité de la concession
Chocques-2-O-1380
Financement
samedi 23 juillet 1921
Subvention de la commune au budget additionnel 1920 - 5 000 francs
Produit de la souscription publique - 7031,10 francs
Total 12 031,10 francs
Chocques-2-O-1380
Délibérations Conseil municipal
dimanche 8 octobre 1922
Le Conseil autorise le maire à passer un marché de gré à gré avec M. Leroy et Raison pour la construction du massif du monument 1934,17 francs
et avec M. Leroy et Mantez marbriers pour la gravure et la dorure des lettres 2 254,80 frs
Chocques-2-O-1380
Marché de gré à gré
lundi 9 octobre 1922
M. LEROY & RAISON Entrepreneurs à Lillers et le Maire
pour le massif du monument 934,17 frs
Chocques-2-O-1380
Note
mardi 24 octobre 1922
Soit retourné à Monsieur le Maire de Chocques en lui signalant que les crédit prévus pour faire face aux dépenses relatives :
- à la construction d'un massif autour du monument
- à l'inscription des noms des morts en lettres d'or
Le Sous-Préfet
Chocques-2-O-1380
Inauguration
samedi 11 novembre 1922
Inauguration - Presse
jeudi 16 novembre 1922
Le Petit Béthunois édition du jeudi 16 novembre 1922 (Mémoires de pierre)
Samedi dernier a eu lieu l’inauguration du monument élevé en l’honneur des enfants de la commune mort pour la défense du sol sacré, sous la présidence de M. Stirn, sous-préfet de Béthune.
A 2 heures et demie de l’après-midi, réception à la mairie par la municipalité et le comité d’érection du monument, dont le président est M. Fillette. M. Hechter, maire, président d’honneur du comité, souhaita la bienvenue au sous-préfet qui remercie et félicite chaleureusement le comité. Les sociétés sont ensuite passées en revue par les autorités.
Puis, de la mairie, le cortège comprenant toutes les sociétés de Chocques, les sapeurs-pompiers, la fanfare, les sociétés de secours mutuels, les vétérans et mutilés, la Jeanne d’Arc, la Vaillante, la fanfare des Rieux, se rend dans un ordre parfait et suivi de la population de Chocques tout entière, au nouveau cimetière où s’élève sur un emplacement parfaitement choisi, un très beau monument que les habitants de Chocques ont élevé à la mémoire de leurs concitoyens morts pour la France.
Les enfants des écoles déposent des couronnes au pied du monument. Après l’exécution de morceaux de musique et de chants, une petite fille et un petit garçon récitent chacun une poésie patriotique.
Ensuite, et devant la foule silencieuse et recueillie, le maire prononce un discours d’une très belle tenue où il rappelle le souvenir de ses camarades de combat morts pour la Justice et la Liberté et pour assurer la paix du monde.
A son tour, M. le sous-préfet rend hommage, au nom du Gouvernement de la République, aux enfants de Chocques tombés au champ d’honneur et félicite le comité et la vaillante population de Chocques d’avoir si parfaitement organisé cette belle fête d’union patriotique et républicaine dont tous emporteront un souvenir inoubliable.
La nuit tombe et les guirlandes électriques tricolores dont le monument est entouré s’allument pour illuminer le poilu immortel.
Le Petit Béthunois
Inauguration - Presse
jeudi 16 novembre 1922
Le courrier du Pas-de-Calais du 16 novembre 1922, on lit que le lendemain de l’inauguration on procéda à la bénédiction religieuse du monument :
(...) Le lendemain matin dimanche, eut lieu la bénédiction du monument sous la présidence de M. le chanoine Guillemant, vicaire général d’Arras.
A 10 heures, M. l’abbé Dubois, professeur à Saint-Vaast, célébra le service solennel qui se fit pour tous les soldats de la paroisse décédés aux champs d’honneur. Jamais au dire de tous on ne vit une pareille foule à l’église.
Après l’évangile, M. le vicaire général monta en chaire pour exalter avec le talent qu’on lui connaît, le courage de nos soldats et rappeler la noblesse de leur exemple. Il invita surtout les assistants à prier et à faire célébrer le sacrifice de la messe pour leurs glorieux morts. Pendant l’offrande, l’orchestre exécuta avec beaucoup d’expression une marche funèbre.
Puis, M. le curé lut au milieu du plus grand recueillement les noms des soldats de Chocques décédés au champ d’honneur. Les quatre soldats qui montaient la garde autour du catafalque, baïonnette au canon répétaient à l’appel de chaque nom : Mort pour la France ! Ce fut impressionnant au-delà de toute expression.
Après l’absoute faite par M. le vicaire général, le cortège s’organisa et se mit en marche pour le cimetière, pendant qu’en avant l’orchestre et la clique exécutaient avec entrain Valmy, le morceau de musique militaire si connu et si apprécié de tous.
Les divers groupes de la paroisse, drapeaux déployés, la Jeanne d’Arc, la Jeunesse catholique, la Ligue patriotique des Françaises, les jeunes filles du patronage, précédaient le clergé.
Puis, venaient le conseil paroissial et les assistants, hommes, femmes et jeunes filles, qui étaient accourus en foule pour rendre hommage à nos chers soldats.
Au cimetière, par une délicate attention qui fit plaisir à tous, M. le maire avait laissé tout le décorum de la veille.
Sur l’estrade placée face au monument montèrent le clergé et plusieurs personnalités. Après que les clairons eurent ouvert les bans, une petite fille, gentiment costumée, Sidonie Gallet, fit un joli compliment pour rendre hommage aux martyrs de la patrie, puis elle déposa une gerbe de fleurs au pied du monument.
Le commissaire de la Jeanne d’Arc, Adolphe Delrive, prononça des paroles vibrantes de foi et de patriotisme. La Jeanne d’Arc entonna alors l’Hymne aux morts. Ce fut très beau.
M. le curé prit la parole pour dire toute l’émotion qui s’emparait de toutes les âmes à la vue du poilu qui couronne le monument et qui rappelle tout un passé de gloire et de deuil. Il développa cette double idée et demanda en terminant que la bénédiction qui allait rendre sacré le monument rejaillisse sur la commune de Chocques pour y maintenir l’union sacrée, si bien réalisée en cette circonstance solennelle.
M. Dupont, le président de la Jeanne d’Arc, commenta en termes heureux les belles paroles de l’Hymne aux morts.
M. le vicaire général bénit alors le monument et M. Dubois entonna le De Profundis.
Avant de se séparer la musique joua la Marseillaise.
Le courrier du Pas-de-Calais
Marché de gré à gré
mardi 9 octobre 1923
Entre Messieurs LEROY & MANTEZ Marbriers à Béthune
pour Inscriptions gravées et dorées, gravées sur le monument 2254,80 francs
Chocques-2-O-1380
Ré-Inauguration
vendredi 2 novembre 2018
Inauguré le 2 novembre 2018 par Mr Nicolas HONORÉ sous-préfet de Béthune, Mr Alain WACHEUX Président de la CABBALR, Mr Yvon MASSART maire de Chocques et le Conseil Municipal - « La commune de Chocques à ses enfants victimes de la guerre - A nous le souvenir, à eux l'immortalité - L'arbre de la Paix » - A noter que la statue du Poilu provient du Monument aux morts du cimetière
Marcelle WITKOWSKI
Dernière modification : mardi 24 décembre 2024