Le patrimoine mémoriel des guerres
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Conflits commémorés
Type de monument
Caractéristiques
Matériaux
Pierre de Lorraine
Prix
2 596,60 francs
Souscription
1 662 francs
Subvention de la commune
1 000 francs
Subvention de l'État
130 francs
Subvention initale de 300 Francs portée à 1000 Francs car insuffisance de la souscription

LES AUTHIEUX
SUR PORT SAINT-OUEN
À SES GLORIEUX
ENFANTS
1914-1918

Plaque sur la base du monument :
PLACE
19 MARS 1962
Fin de la guerre d'Algérie

1914-18
ALEXANDRE Florentin
BOSQUIN Raoul
CAUCHOIS Gaston
DELAMARE Adjutor
GOUY Henri
GUÉDON Julien
GUICHET Henri
GOHIER Joseph
HARDY André
HARDY Lucien
MICOLEAU Henri
MERCIER Jules
LEFRANÇOIS Georges
LEFRANÇOIS Noël
LEFRANÇOIS Robert
OZANNE Gustave
ROULAND Maurice
1939-45
GRIEU Fernand 1944
  • CHERVILLE Entrepreneur
    Partie : Monument
  • FERRÈS Sculpteur
    Partie : Sculpture
Localisation
Face à la Mairie

Historique du monument

1920

Délibérations Conseil municipal

lundi 12 janvier 1920

Acceptation du projet

AD 76, 2 O 86

Hommages publics

mardi 22 juin 1920

Décret d'hommage public rendu par le Préfet

AD 76, 2 O 86

1921

Inauguration

dimanche 21 août 1921

Journal de Rouen, 22 août 1921

Inauguration - Presse

lundi 22 août 1921

17 morts, c'est-à-dire 8% de la population totale du village, tel est le tribut que la commune des Authieux-sur-Port-Saint-Ouen a payé à la patrie, pendant la guerre de 1914 à 1918. Voici leurs noms :
Florentin Alexandre, Raoul Bosquin, Gaston Cauchois, Adjutor Delamare, Henri Gouy, Julien Guédon, Henri Guichet, Joseph Gohier, André et Lucien Hardy, Henri Micoleau, Jules Mercier, Georges, Noël et Robert Lefrançois, Gustave Ozanne, Maurice Rouland.
Ce dernier repose dans le cimetière des Authieux, auprès des deux frères Hardy. Ceux-là sont les fils, les uniques enfants du maire, M. Hardy, lequel a pris l'initiative du monument qu'on inaugurait hier. Il a recueilli la somme nécessaire et confié les travaux à M. Cherville, entrepreneur au Manoir-sur-Seine, qui, aidé de M. Ferrès, sculpteur à Rouen, a élevé un gracieux monument au carrefour des routes de Gouy et de Port-Saint-Ouen. La colonne qui le compose essentiellement porte la croix de guerre finement sculptée et une croix noire gravée sur la face principale. Un entourage des plus soignés, un rideau d'arbres du meilleur effet complètent l'ensemble.
Malgré la pluie qui a donné à cette journée la grise tonalité de l'automne, la cérémonie d'inauguration a été parfaitement réussie grâce à une impeccable organisation.
Le matin, la messe à la mémoire des morts a réuni dans l'église une assistance considérable, les autorités municipales, les anciens combattants avec leur drapeau offert par les dames et les demoiselles, il y a quelques mois; la fanfare de Notre-Dame-de-Franqueville, avec son excellent chef M. Luce; les enfants de l'école, sous la direction de Mme Hérout, institutrice. Signalons la présence de M. albert Hardy, maire de Montmain, toujours fidèle aux cérémonies de ce genre.
Celle-ci avait été organisée par le digne curé des Authieux, M. l'abbé Masson, qui s'était assuré le concours de M. l'abbé Belloncle, curé de Gouy, comme officiant et prédicateur. M. l'abbé Belloncle a prononcé un fort beau discours patriotique et religieux, nourri des plus hautes pensées. L'absoute a été donnée par M. l'abbé Masson, puis l'on s'est rendu au monument que le curé des Authieux a béni et devant lequel il a prononcé quelques paroles bien senties, à l'adresse des autorités civiles et des familles en deuil.
L'après-midi, la cérémonie officielle a été présidée par M. Anquetil, député, entouré de M. Hardy, maire des Authieux; Dubuc, adjoint; de tout le conseil municipal et de M. l'abbé Masson.
Étaient présents : M. Monnier, conseiller général; une grande partie des maires du canton, ceux de Montmain, Notre-Dame et Saint-Pierre-de-Franqueville, Saint-Aubin-Celloville, Gouy, Fresne-le-Plan, avec divers adjoints, conseillers municipaux et instituteurs des environs; les société d'anciens combattants des Authieux, de Boos, Belbeuf, Blosseville-Bonsecours, Amfreville-la-Mi-Voie, Notre-Damme et Saint-Pierre-de-Franqueville et La Neuville-Champ-d'Oisel, avce leurs présidents et leurs drapeaux; des délégations de pompiers de Boos, Saint-Aubin-Celloville et Saint-Pierre-de-Franqueville, avec leurs officiers;les gendarmes d'Oissel avec le chef de brigade Scardin, M. Foliot, maire de Boos, conseiller d'arrondissement, s'était fait excuser, etc.
Le cortège ayant remonté la rue principale du village pour venir sur la place de la mairie, s'est massée aux pieds du monument que M. Labbé, président des anciens combattants, a remis à la municipalité, dans une allocution pleine de sentiment et de délicatesse. L'appel des morts a été fait MM. Leroy et Geffroy, anciens combattants, au milieu du silence religieux, chargé d'émotion, que suscite toujours cette poignante évocation des disparus. Les familles sont venues, à chaque nom, déposer des fleurs et des couronnes, et les enfants de l'école, tout enrubannés, aux couleurs nationales, ont fait le même geste pieux et charmant.
Cinq d'entre eux, admirablement préparés par Mme Hérout, ont récité deux poésies remarquables, heureusement choisies. Puis, M. Hardy, maire des Authieux, domptant son émotion personnelle, a prononcé un patriotique allocution, où, après avoir salué les morts et leurs familles, il a remercié les autorités et toutes les personnes qui ont contribué à l'éclat de cette manifestation.
M. Monnier, conseiller général, a montré en excellent termes la part du paysan français dans les rudes besognes de la guerre et dans celles, toujours ardues,de la paix.
M. Anquetil, député, a été particulièrement émouvant en saluant la douleur paternelle de M. Hardy, en montrant aux familles l'espérance religieuse qui seule peut adoucir leur peine, avec la fierté patriotique de leur deuil, en traitant des difficultés actuelles avec une franchise et une énergie remarquables. Il a été chalereusement applaudi tandis que tous les yeux se mouilaient de larmes.
Puis il a remis quatre diplômes du Conseil général à des cultivatrices des Authieux, qui se sont montrées durant la guerre à la hauteur de leur tâche, en l'absence de leurs maris : Mmes Brayr, Déhais, Beauchamp et Quimbel......

Journal de Rouen, 22 août 1921

Dernière modification : lundi 4 août 2025

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