Le patrimoine mémoriel des guerres
1180
Conflits commémorés
Type de monument
Monument à Edith Cavell et Marie Depage

La sculpture montre deux personnages en bronze qui se tiennent de part et d’autre d’un socle parallélépipédique lui-même posé sur une dalle en pierre:

-- à gauche, un ange à corps masculin, les ailes déployées à l’horizontale, se penche vers le passant, son coude gauche appuyé sur le socle en pierre; il tient contre lui un bouquet de fleurs qu’il pointe de sa main droite vers le haut de la 1ère inscription ; il est heurté par la mort des héroïnes : son visage est tourné vers le passant qu’il regarde « droit dans les yeux » avec une expression interpellante, lasse, amère, dure ou sérieuse, les nuances des émotions que montre ce personnage changeant subtilement avec la modification de la lumière du jour. 

--  à droite, appuyée sur son bras droit, une femme se penche fortement par dessus le socle et regarde tout en bas, la terre ; de son bras gauche, elle pointe un rameau feuillu vers le centre du socle où se trouve l’inscription la plus basse; elle, « ne se plaint pas », l’expression de son visage est d’une neutralité et d’une détente qui laissent croire qu’elle est dans l’acceptation consciente et une reconnaissance empreinte de respect ;
(la dorure des lettres de cette inscription a quasiment totalement disparu, sans doute à cause des rigueurs du climat);

-- les 4 angles supérieurs du socle (les seuls visibles) sont sculptés de deux volutes reliées par une guirlande de feuilles de laurier.

« Paul Dubois choisit ici de ne pas représenter les deux héroïnes. L’hommage aux deux victimes est rendu par un homme ailé, sorte de génie protecteur et par une femme à demi nue, représentant la Belgique reconnaissante. Tous deux, accoudés au socle, leur jettent des lauriers et des fleurs. L’homme a une expression triste et lasse que l’on avait déjà notée dans le soldat de la place des Martyrs. (On y sent l’expressionnisme en germe). Dubois n’exprimera cependant jamais la souffrance au point d’en déformer les visages. En cela il est bien classique. » (Anne Massaux, L'espace d'une vie, Paul Dubois (1859-1938). Etude de l'œuvre sculptée", mémoire de licence en archéologie, UCL, 1991).

Hauteur: 3,5m; Largeur: 3,5m.
Caractéristiques
Matériaux
Socle en pierre et personnages (sculptures) en bronze
Financement privé
Commentaires
Lors de la restauration en 2022, le nom du fondeur n'a pas pu être trouvé.
sur la base, à l’avant :
À ÉDITH CAVELL
À MARIE DEPAGE
1915


PASSANT DIS-LE A TES ENFANTS
ILS LES ONT TUÉES

Paul Du Bois 1920
1914-18
Édith CAVELL
Marie DEPAGE
  • DU BOIS Paul Sculpteur
remise en place du monument restauré
remise en place du monument restauré
remise en place du monument restauré
Localisation
À l'ange de la Rue Edith Cavell et Rue Marie Depage. Contre la façade de l'hôpital Edith Cavell.
Le contexte du bâti derrière la sculpture était différent à l'origine.

Historique du monument

1918

Autres

vendredi 1 novembre 1918

Invitation à plusieurs sculpteurs à présenter une esquisse

1919

Autres

jeudi 2 janvier 1919

Approbation de la maquette

1920

Inauguration

jeudi 15 juillet 1920

Un Jeudi

2022

Rénovation

samedi 1 janvier 2022

Le monument a été enlevé pour restauration par la firme Pyrallis.
https://www.facebook.com/pyrallis/
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Informations déposées par Martine Aubry

Dernière modification : mardi 24 décembre 2024

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